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أخبار وطنية هذا ما كشفته طبيبة نفسية بمستشفى الرازي عن حالة الشابة "نهى" إثر خضوعها للفحص الطبي

نشر في  13 جويلية 2018  (23:17)

أثارت قضية الشابة نهى ذات الـ19 ربيعا والتي أدخلها والدها قسرا إلى مستشفى الامراض العقلية "الرازي"، أثارت الكثير من الجدل فتعالت العديد من الاصوات الحقوقية الداعية الى ضرورة الاسراع في اخراجها من المستشفى خاصة على اثر التدوينة التي نشرتها المعنية بالامر على صفحتها الرسمية بالفايسبوك والتي اكدت فيها على سلامتها العقلية والاسباب الغريبة التي دفعت والدها للقيام بذلك الامر.

في هذا الإطار كشفت "بن سعيد" الطبيبة النفسية بالرازي عن تفاصيل جديدة قالبة للمعطيات بشأن هذه القضية حيث أكّدت في البداية خضوع الفتاة الى الفحص الطبي النفسي من قبل أساتذة بارزين ومحنّكين في هذا الاختصاص تابعين للمستشفى المذكور وبناء عليه تم تأكيد ضرورة إيوائها بالرازي، مشددة على ان إنكار المريض حالته المرضية ليس كافيا لإثبات سلامية داعية في ذات الاطار الى الكف من المزايدات بشأن هذه القضية.

وكتبت الطبيبة النفسية ما يلي:

 

L'hospitalisation d'office de la jeune fille Nouha a été confirmée aujourd'hui par d'éminents professeurs en psychiatrie à Razi. Ceci prouve la nécessité, ainsi que l'urgence, de sa prise en charge sous contrainte.

Son déni de l'état morbide ne suffit pas pour prouver sa bonne santé mentale. C'est même, souvent, un symptôme en psychiatrie. 
J'invite tous ceux pour qui la cause de cette patiente est chère à la laisser se faire traiter convenablement et, si j'ose dire, en paix. Les tentatives de renforcer ou d'exagérer son refus des soins ne sont pas favorables à son bon rétablissement. 
Razi n'est pas une prison, mais un Hôpital. Les psychiatres ne sont pas des tortionnaires, mais des médecins.

Cependant, il y a nécessité absolue de faire des réformes législatives et administratives concernant les modes d'admission dans cet hôpital, mais pas que cela. 
Si nous devons parler d' "atteinte aux droits humains" à Razi, parlons des conditions misérables d'hospitalisation, du nombre de lits souvent inférieur au nombre de patients, du manque terrible des médicaments les plus basiques, de l'absence de scope, de défibrillateur ou de source d'oxygène dans les services, du manque de personnel médical, paramédical et d'aides soignants, du problème de la sectorisation de l'hôpital selon les régions...
Mais le plus grand problème reste la stigmatisation. La stigmatisation de l'hôpital et des personnes atteintes de maladies mentales.
Et ceux qui pensent défendre Nouha en s'indignant de son hospitalisation à Razi participent, inconsciemment, à cette stigmatisation. 
Oui, Nouha est atteinte d'une maladie comme les autres, soignée dans un hôpital comme les autres et la société -militants et activistes inclus- doit œuvrer pour la destigmatisation de la maladie mentale au lieu de la renforcer.
Dans un monde meilleur, l'hospitalisation de Nouha à Razi ne s'entendra pas plus que l'hospitalisation de n'importe qui dans un service de cardiologie.