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اقتصاد L’enseignement à distance EAD: Une source de progrès, une nécessité, imposée par la pandémie ou une source d’inégalités par Habiba NASRAOUI BEN MRAD

نشر في  22 جوان 2020  (14:28)

Rapport élaboré par : Habiba NASRAOUI BEN MRAD,

Enseignante Universitaire Ecole Supérieure de Commerce de Tunis

Résumé

 

 

 

La numérisation et digitalisation de l’université Tunisienne serait une nécessité absolue dans un monde qui se virtualise. La pandémie « covid-19 », met à l’épreuve notre capacité d’adaptation, en rapport avec les progrès réalisés dans le domaine de la numérisation.

Notre étude a été effectuée sur deux étapes, deux questionnaires, un premier questionnaire, dont nous avons publié les résultats s’est déroulé au mois d’Avril, en pleine période de confinement.

L’objectif de ce nouveau questionnaire est triple d’une part évaluer le degré de préparation (technique, pédagogique, juridique) de notre système à une telle expérience, et évaluer cette expérience notamment du point de vue du principe de l’équité sociale et enfin évaluer le dispositif de l'EAD, en général. Ce qui nous permettra de juger de l'évolution de cette expérience, et juger de son succès, notamment en cette période de début des examens à l'Université Tunisienne. 

Cette étude est effectuée strictement à des fins académiques et par l'initiative d'un nombre d'enseignants chercheurs indépendants et n'implique aucune partie politique ou syndicale.

Introduction

 

Les TIC, Technologies de l’information et de la communication, ont énormément évolué depuis ces dernières années, avec la création  des smartphones, des tablettes et le succès des réseaux sociaux, ce qui a facilité le travail à distance, le télétravail grâce aux nouveaux outils,  de vidéo- visio-conférence via des plateformes   de mises en relation .

La transformation digitale, dont l’évolution devient une affaire de tous les jours, incluant de plus en plus de services qui peuvent se traiter en ligne, par la transformation des processus, professions ou des  outils traditionnels,  est devenue une condition sinequanone pour l’amélioration des performances, pour s’intégrer dans un monde qui se virtualise

L’enseignement à distance, en ligne, n’est plus un choix et s’impose aujourd’hui comme une nécessité. La place occupée par le numérique dans les modes d’enseignement, doit nécessairement prendre un peu plus d’importance,

Les usages numériques s’avèrent une alternative unique dans certaines situations telle que celle que nous vivons, arrêt de cours,   distanciation sociale.

Vue l'impossibilité d'assurer des cours présentiels en cette période de pandémie COVID-19, le Ministère de l’Enseignement Supérieur recommande le recours à l'enseignement à distance pour pouvoir terminer l'année universitaire en cours dans les délais prévus et assurer la continuité des enseignements pour nos étudiants. Cette décision a-t-elle été opportune

Pour répondre aux diverses questions qui se posent en rapport avec l’enseignement à distance, allant de la digitalisation, à sa possible intégration, jusqu’à la perception de son devenir en Tunisie, au passage nous évaluerons la décision du Ministère de l’Enseignement Supérieur ainsi que qu’une évaluation de l’expérience des étudiants et enseignants en cours de cette période nous avons adopté une démarche a reposé, pour être en conformité avec la rigueur académique exigée , sur une analyse quantitative de données recueillies via un questionnaire envoyé par mails, Messenger privé pour garantir d’une part le statut du répondant et d’autre part, une certain équilibre dans la répartition des répondants entre Universités et régions et entre disciplines. Notre enquête(deuxième enquête) comprend une série de questions fermées à choix simple et multiple, ainsi que des questions ouvertes. Le questionnaire a été traité par Google Forms. Notre enquête a été réalisée entre le O9 et le 18 juin, notre échantillon est constitué exclusivement d’étudiants et enseignants a compté 206 sondés (sachant que notre première enquête s’est déroulée entre le 16 et le 18 Avril 2020).

I- Importance de la transition digitale et de l’introduction des usages numériquesQ1 et Q2

 

 

QUESTION 1 :   Est-ce que vous considérez que la digitalisation de l’université Tunisienne est une condition nécessaire à son développement ?

L’évolution favorable de l’attitude des répondants dont 87,8% contre 83,2% , des interrogés (qui étaient  persuadés au mois d’avril de la nécessaire transition digitale de l’université Tunisienne) est très importante notamment que les cours à distance se sont achevés et que les examens ont déjà commencé dans toutes les universités, autrement dit après que aussi bien les étudiants que les enseignants aient vécu totalement cette expérience et aient eu le recul nécessaire pour juger de l’importance de la digitalisation.

La transition digitale, semble s’imposer davantage dans le milieu universitaire.

 

QUESTION 2 :Est-ce que vous pensez que les usages numériques constituent un complément nécessaire à l’enseignement traditionnel ?

Les réponses à cette question montrent tout comme à la première enquête un avis totalement en faveur des usages numériques en tant que complément pédagogique de la plus haute importance avec 89,5 % (90%) entre d’accord et plutôt d’accord, avec 3% uniquement soit 6 répondants qui auraient jugé que les usages numériques ne constituent pas un complément nécessaire à l’enseignement traditionnel. 

 

II- Possibilité de substitution de l’EAD, à l’enseignement actuel, et des cours virtuels aux cours présentielsQ3, Q4, Q5, Q6

 

 

 

QUESTION 3 :   Selon vous l’enseignement à distance peut se substituer à l’enseignement actuel, partiellement ?

La substitution partielle semble bénéficier d’une faveur et approbation majoritaire et donc plus que très satisfaisantes et prometteuses soit 59,6% 48,1% entre d’accord et plutôt d’accord. Ce qui est remarquable et conforte les deux premiers résultats c’est le taux de désapprobation, qui est tombé à 16,2% contre 24,7% (33,9% contre 39,6 %) uniquement qui ne sont pas d’accord

 

QUESTION 4 :Selon vous l’enseignement à distance peut se substituer à l’enseignement actuel, totalement ?

78,6% contre 83,8% ne sont pas d’accord, quant à une éventuelle substitution totale de l’EAD à l’enseignement actuel, et ce sont les plutôt pas d’accord qui ont perdu en taux avec 15,8% contre 22,5%, et ceux qui seraient plutôt d’accord passés à 13,3% contre moins de 3%, lors de la première enquête

 

QUESTION 5 :Selon vous les cours virtuels, peuvent se substituer aux cours présentiels partiellement ?

Les réponses à cette question sont clairement en faveur dans une certaine mesure, d’une substitution partielle des cours virtuels aux cours présentiels avec 58,9%, 48,7%, qui sont d’accord et plutôt d’accord ce regain s’est fait au profit des plutôt d’accord qui sont passés de 22,5% à 42,9% quant aux répondants qui refusent les cours virtuels ils seraient tombés à  25% contre 45%. Un chiffre aussi important ceux qui refusent totalement cette expérience qui ne sont que 13,3% contre 32,5%,

 

 

QUESTION 6:Selon vous les cours virtuels peuvent se substituer aux cours présentiels totalement ?

Les réponses à cette question sont clairement en défaveur d’une substitution totale des cours virtuels aux cours présentiels avec 80,1%    82,7% entre pas d’accord et plutôt pas d’accord, mais le chiffre à voir de plus près ce sont les plutôt d’accord qui remontent à 9,2% pour se situer à 3fois plus de répondants qui étaient de moins de 3%

 

 

III- La qualité de l’EAD,   Q7

 

QUESTION 7 :Selon vous l’enseignement à distance est de meilleure qualité que l’enseignement classique car :

Selon les 6 critères que nous avons jugés pertinents pour évaluer la qualité de l’enseignement à distance à savoir : la rapidité, l’efficacité, la commodité, la performance, le coût et la rentabilité, nous avons recueilli des réponses, qui l’ont trouvé pour

  • Ø 50,8 % plus rapide contre 35% lors de la première enquête
  • Ø 17,4 % plus efficace, près de 11% lors de la première enquête
  • Ø 50,2 % plus commode, un peu plus de 20% lors de la première enquête
  • Ø 13% plus performant,  de 17% lors de la première enquête
  • Ø 37,2% plus rentable contre 27%  lors de la première enquête
  • Ø 55,1%  contre 32% moins coûteux. lors de la première enquête

Nous pensons, qu’en dépit de ces chiffres largement au-delà des espérances,  lors de notre première enquête semblent gagner en importance en faveur de  l’enseignement à distance qui sur certains critères notamment la rapidité la commodité et le coût est jugé pour le moment de meilleure qualité que l’enseignement actuel, et ce pour plus de la moitié des répondants.

Ce changement de perception et d’attitude, est dû au recul, que les répondants qu’il s’agisse des enseignants ou des étudiants, ont pu avoir pour juger de la qualité de l’EAD et de pouvoir le comparer. Sur ce plan, l’EAD a encore été jugé de meilleure qualité que lors de la première enquête même pour les critères efficacité et rentabilité.

Un autre élément saisissant c’est l’importance du nombre de répondants neutres, qui je pense balanceraient en faveur de l’EAD, une fois ils auraient eu plus de temps pour porter leur jugement. Attendons la fin des examens, c’est pour cette raison que nous envisageons une troisiéme enquête.

 

VI- Décision du Ministère de l’Enseignement Supérieur de recourir à l’EAD, au cours de la période de confinement    (Q.8 , Q9)

 

 

 

QUESTION 8 :Comment jugez-vous la décision du ministère de l’enseignement supérieur de recourir à l’enseignement à distance ?

Pour cette question le scepticisme, qui a marqué les répondants a presque disparu au profit, d’une approbation, quasi générale, puisque 65% des répondants ont considéré que cette décision est bonne ou plutôt bonne contre 46, 8% uniquement à la première enquête. Les nouveaux taux, sont d’autant plus rassurants que les répondants, qui n’ont pas approuvé cette décision est passé de 21% à 15,7%  avec 8,6% uniquement qui l’ont jugée mauvaise

 

QUESTION 9:   Est-ce que vous pensez que cette décision a été prise hâtivement ?

Si la décision avait été prise hâtivement, il est clair que ce point ne fait pas l’unanimité puisque les avis restent partagés une très faible part en est convaincue, soit 11,2%   3,9% qui ont répondu plutôt oui, 30,6% 38,9%, ont répondu oui. La majorité des sondés, puisque 42,4% contre 34,7% ne le pensent pas et 15,8% contre 24,1% n’y ont pas réfléchi.

L'appréciation de la réaction du Ministère, a évolué dans un sens positif nous pensons que globalement il n’y a pas eu cette intime conviction d’une quelconque précipitation et que la décision a été plutôt approuvée dans l’ensemble.

 

 

V-Degré de disponibilité et capacité des moyens pédagogiques et logistiques nécessaires pour la réalisation de l’EAD , pendant le confinement(Q.10 , Q11)

 

 

 

QUESTION 10 :Est- ce que vous pensez que les enseignants universitaires auraient dû bénéficier d’une période de formation plus longue ?

Sur ce plan les avis restent partagés, mais en faveur d’une meilleure formation, puisque 73,1% (contre 57, 7% à la première enquête) trouvent que les enseignants auraient dû bénéficier d’une période de formation plus longue, alors que 17,1% uniquement pensent le contraire ; Les neutres passent de 25,6%  à  9,6%.

 

 

QUESTION 11 :  Est-ce que vous pensez que le dispositif de l’UVT mis en place par le ministère est insuffisant ?

75,7 % contre 63,8%, des personnes interrogées pensent que le dispositif mis en place par l’UVT est insuffisant dont 45,2% contre 41,3 % qui sont formels. 13% contre 11, 3%, le trouvent suffisant.

 

VI- Nature participative de la décision du Ministère de l’Enseignement Supérieur de recourir à l’EAD pendant le confinement   (Q12)

 

 

 

QUESTION 12 :Est-ce que vous pensez que cette décision, aurait dû être soumise d’abord aux différentes structures élues démocratiquement : conseils scientifiques, conseils des universités ?

Le caractère non participatif, de la décision, ne fait plus  l’unanimité comme c’était le cas lors de la première enquête et a beaucoup perdu de son importance puisque seulement 55,9% contre 70,9%, pensent que la décision du Ministère de recourir, à l’EAD aurait dû être soumise à l’approbation de toutes les structures élues démocratiquement et représentant les différents corps intervenants, sachant qu’en plus 20,8% contre 15,2% des interrogés ont exprimés leur indifférence.

Ce qui signifie, qu’un peu moins d’un interrogé sur 2, se souciait peu du caractère participatif de cette décision. Ceci est d’autant plus compréhensible qu’une telle démarche aurait retardé le démarrage des cours en ligne, en effet 16,2%, n’ont pas jugé nécessaire contre 11,4%

 

VII-Perspectives d’avenir de l’EAD, en tant qu’outil pédagogique à généraliser  (Q13)

 

 

 

 

QUESTION 13 :Est-ce que vous considérez que l’enseignement à distance est, un outil pédagogique qui doit être généralisé dans les années à venir ?

Avec 82,8% (contre 65,4 % lors de la première enquête) favorables à la généralisation de ce nouvel outil pédagogique, l’EAD, bénéficie d’un degré d’acceptabilité presque général et, a toutes ses chances, pour être utilisé à grande échelle quant aux réticences qui subsistent, elle sont très faibles soit 6% des répondants contre  17,3%, ce qui marque que les craintes liées aux risques d’échec aux transitions, changements et les doutes en rapport avec la faiblesse des infrastructures et logistique mises en place, ont fondu au contact de cette expérience riches en nouveaux enseignements et apprentissages.

 

 

VIII-La perception de l’expérience avec l’EAD   Q14

 

 

 

 

QUESTION 14 :Comment jugez-vous votre expérience avec l’EAD ?

Les réponses obtenues nous permettent d’affirmer  que l’expérience avec l’EAD, plaident en faveur d’une satisfaction assez générale.

Les réponses à cette question sont très importantes car synonymes, du degré d’adaptation et de familiarisation, de la place que pourrait avoir l’EAD, en tant qu’outil pédagogique. 26,7% ont en effet jugé cette expérience bonne contre 7,6% uniquement lors de la première enquête. 83,6 % ont jugé l’expérience de bonne à ni bonne ni mauvaise contre 75,9 % ce qui nous permet de conclure que l’expérience avec l’EAD , est jugée favorable. Et 8,7% contre 15,2% l’ayant mauvaise ;

 

IX-Difficultés liées  à l’instauration de l’EAD en cours de cette période   Q15

 

 

 

 

QUESTION 15 :Quelles sont principalement les difficultés rencontrées ? 

  • Ø Techniques : liées aux problèmes de son, de connexion, d’images
  • Ø Socio-économiques : dotations en matériel nécessaire (ordinateur, tablette, connexion fixe ou mobile), espace insuffisant pour se concentrer 
  • Ø Géographiques : liées à votre  lieu d’habitation (zone rurale, zone mal ou non desservie par internet)

Les réponses à ces questions serviraient de guide pour les mesures correctives à apporter et les lacunes à combler. Les difficultés rencontrées sont de tout ordre, mais celles qui occupent la première place  sont d’une part techniques (liées aux problèmes de son, de connexion, d’images) 89 répondants, donc ont un rapport direct avec la qualité des infrastructures nécessaires à l’implémentation du dispositif de l’EAD, et d’autre part socio-économiques, 116 répondants en rapport avec les conditions sociales notamment des étudiants qui rarement disposent d’un ordinateur et d’un espace privé pour pouvoir recevoir cet enseignement.

Quant aux difficultés géographiques, elles occupent une place peu importante, 71 répondants soit 1 répondant sur 3 contre  une très faible part de répondants lors de la première enquête, affirment en avoir eu. Cette évolution s’explique par une plus grande implication dans l’EAD, et l’élargissement de son utilisation, d’où l’apparition de ce problème.

 

 

X- Caractère équitable ou inégalitaire de la décision du MES de recourir à l’EAD pendant le confinement   Q16, Q17, Q18

 

 

 

 

 

QUESTION 16 :Est-ce que vous considérez que cette décision n’a pas pris en considération les conditions sociales de certains étudiants ?

Il est clair d’après les réponses à cette question que la décision de Ministère de l’Enseignement Supérieur est jugée de moins en moins inégalitaire, 52,8% uniquement contre 70 %.

Réfléchir davantage à cette question, pour y remédier, et permettre à tout étudiant Tunisien de se doter d’un ordinateur, reste je pense une priorité. Mais cette évolution est aussi favorable, et rend la question sociale moins polémique. La décision du MES est jugée avec beaucoup plus de mesure et de justesse.

 

 

QUESTION 17 :Est-ce que vous considérez que l’EAD consacre l’inégalité des chances, et prépare un enseignement à deux vitesses ?

Cette décision, est désormais, jugée de moins en moins consacrer l’inégalité des chances et ce par la majorité des répondants, 64,4% contre 79 %, ont répondu entre oui et plutôt oui,. Le souci par rapport à l’inégalité des chances a largement baissé ceux qui ont répondu oui ne représentent plus que 35,5% soit un 1 répondant sur 3 contre 54,3%, à la première enquête.

Les répondants semblent se préoccuper moins de cet aspect social, en rapport avec les autres éléments. Ceci peut également s’expliquer par les mesures prises par le ministère, des accords, conventions, telle la gratuité d’accès aux  plateformes, pour les étudiants, la prise de conscience de la primauté de l’enseignement par rapport à tous les autres aspects 

 

 

QUESTION 18 :Est-ce que vous pensez que les étudiants qui n’ont pas bénéficié de cet enseignement seront désavantagés par rapport à ceux qui en ont bénéficié ?

Les réponses à cette question confirment la tendance d’un moindre regard aux questions inégalitaires au profit des questions pédagogiques et des acquis scientifiques puisque 43,1% contre 64,2% ont été formels et ont répondu par « oui » quant au fait que les étudiants qui n’ont pas bénéficié de cet enseignement en cours de cette période seront désavantagés par rapport aux autres.

 

 

XI- Capacité d’adaptation liée à l’utilisation du dispositif disponible, et de la qualité de ce dispositif de l’EAD (outils, supports, plateformes)   Q19 , Q20, Q21

 

 

 

 

 

 

L’utilisation de ce nouveau dispositif ne semble pas non plus avoir posé de problème quant à sa manipulation. Une grande majorité des enseignants n’ont exprimé aucune réticence pour répondre à l’appel de leurs universités et ce dans un élan citoyen. Certains ont même trouvé l’expérience intéressante, et étaient curieux de découvrir ce nouveau monde

QUESTION 19 :Quelles sont les plateformes que vous avez utilisées pour l’enseignement à distance ?

 

 

Les réponses à la question, montrent clairement qu’en haut du classement des plateformes mobiles nous retrouvons Zoom avec 118 répondants et Moodle-UVT 95 répondants qui, classé parmi les dernières plateformes,  lors de la première enquête a pris la deuxième place.  

Seulement 55 répondants affirment avoir utilisé Extranet qui se classait deuxième lors de la première enquête, quant à « Google Classroom », malgré qu’il soit  facilité par la disponibilité des sites-web dynamiques appropriés, manquant d’interactivité a reculé pour ne plus occuper que la 4ème place avec 79 répondants « Zoom », facilement manipulable, et ne représentant pas de limites pour des réunions, en plus d’offrir l’avantage de l’interactivité.  

Quant à « Extranet », c’est justement l’interface des « sites-web » de certaines écoles ou facultés, mais manquant d’interactivité. En troisième position nous retrouvons « Google-meet », avec 89 répondants et « Microsoft-teams »71 .Visio avec 36 répondants, HANG OUT avec 33 répondants et Jitsi que 17 répondants, marquent un certain désaveu. Messenger avec 103 répondants devrait être observé séparément car lié au réseau social, Face book.

Ce résultat, confirme notre intuition positive en rapport avec les divers perfectionnements employés par l’UVT pour contourner les problèmes techniques  de surcharge  et renverser la vapeur

Les réponses obtenues nous permettent également de dire que des supports statiques document Word, PDF, PowerPoint, en plus des plateformes tels Classroom, et donc les outils d’assistance pédagogique continuent d’être utilisés, dans une moindre mesure. Les multimédias, occupent toujours, la plus haute marche du podium.

 

 

 

QUESTION 20 :Parmi les plateformes suivantes que vous avez utilisées laquelle vous a semblé la mieux adaptée pour l’enseignement à distance ?

Les réponses à cette question plaident en faveur, des plateformes dotées, des avantages liés, à la facilité de manipulation, grande interactivité, , la facilité au niveau du partage d’écran, en documents, vidéos, élément très important notamment pour la réalisation des exposés.

C’est ainsi que les plateformes « Zoom » avec  22,1% et « Google meet » avec 20,5%,  se disputent la première place (contre respectivement 34,2% et 15,2% lors de la première enquête) en troisième position nous retrouvons Moodle UVT et  « Microsoft teams » à parts égales avec 14,2%, chacune, avec une légère baisse pour « Microsoft teams » et une progression spectaculaire pour Moodle UVT, qui se classant parmi les dernières lors de la première enquête a dû certainement résoudre les problèmes de surcharge , et de capacité

 

 

 

QUESTION 21 :Parmi les plateformes utilisées laquelle vous a semblé meilleure car allie sécurité, capacité, et de meilleure qualité technique ?

Les réponses à cette question sont très significatives, et reflètent une évolution spectaculaire au niveau des choix des répondants puisque d’une part c’est Google-meet et Moodle UVT qui prennent la tête du classement avec respectivement 20,6% contre (17,9%). et 18,5% (contre 2% pour Moodle UVT lors de la première enquête du mois d’Avril), lors de la première enquête ce qui prouve qu’il y a eu beaucoup à d’amélioration au niveau du dispositif mis en place par l’UVT premiers soucis des intervenants, avec 15,9% 16,7% uniquement pour « Zoom », nous , l’impact du souci de sécurité que représente cette plateforme.

C’est pour cette raison que « Microsoft teams », recule de plusieurs points de pourcentage et se classe quatrième avec 14,3% alors qu’il occupait la première place  avec 24,4%, , suivie de « Google meet . Quant à Visio, qui de 16,7% descend à 9%, elle semble avoir été désavouée de part sa non réponse aux exigences des répondants.

 

 

 

Statut des personnes interrogées Q23

 

 

QUESTION 23 :Pourriez-vous nous indiquer si vous êtes 

  • Ø Enseignant
  • Ø Etudiant

Nous avons jugé plus opportun d’évaluer cette expérience auprès des premiers intéressés, c’est pour cette raison que la totalité des interrogés sont soit des étudiants soit des enseignants, des différentes universités Tunisiennes et appartenant à différentes disciplines.  Nos répondants sont constitués par 67,7% d’enseignants et 32,3% étudiants

 

 

Leçons à tirer et Recommandations

 



1-    La transition numérique de n’importe quelle institution universitaire, pour s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouveaux outils, dans un écosystème où le facteur temps a une emprise très forte, doit se faire et au plus vite. Les différentes parties prenantes devront reformuler leurs politiques pour tenir compte du contexte local et ainsi contribuer à la réalisation des objectifs, et mettre en place des mesures incitatives pour encourager les universités à prendre la numérisation en compte dans leurs décisions. Les universités doivent aujourd’hui investir dans des outils numériques, dans les nouvelles techniques pédagogiques, et à assurer la formation des enseignants, développer leurs potentialités dans ce domaine. Un débat national impliquant toutes les universités, doit être engagé et au plus vite

2-    L’EAD appelle à la mise en place de plusieurs types de partenariats . L’harmonisation des priorités nationales et des objectifs de numérisation permet d’identifier au préalable l’ensemble des partenaires qui seront nécessaires à l’exécution de ce programme ambitieux.

3-    L’EAD commande, des mesures nécessaires pour garantir la sécurité, et la protection des données personnelles des différents intervenants sur les plateformes. Le cadre réglementaire et juridique régissant l’EAD, doit être institué, l’EAD n’offre pas les garanties juridiques nécessaires du point de vue de la protection des données personnelles, de la sécurité des documents, des vidéos ….etc, une donnée à explorer davantage.

Les réponses obtenues concernant les plateformes, montrent que certaines plateformes en dépit de l’excellente qualité technique dont elles sont munies, sont déclassées en raison des problèmes de sécurité qu’elles ont Ne disposant pas des compétences numériques nécessaires pour exploiter efficacement les TIC,  des mises à niveau, et toutes formes de stages, formation continu,  impliquant toutes les parties prenantes , doivent être programmés, tout au long de l’année,  devant leur permettre d’acquérir les compétences requises pour la maîtrise des  technologies numériques

4-    Ne devrions-nous pas mettre en œuvre, tout ce qui se doit, nous atteler à l’ouvrage, sortir de notre zone de confort, et pour peut-être mettre nos étudiants sur le même pieds d’égalité, y apporter les mesures correctives nécessaires. C’est dans ce sens que dans une tentative citoyenne, certains établissements universitaires, à l’instar de l’Ecole Supérieure de Commerce de Tunis, à l’écoute de tous les soucis sous-jacents ont créé (des cellules ou mécanismes) destinées, à la collecte des fonds au profit des étudiants qui sont dans l’impossibilité d’acquérir par eux même un ordinateur

5-    Les usages numériques se sont avérés une alternative unique pendant la période de confinement. Nullement besoin de s’interroger quant à la pertinence, ou l’opportunité d’une telle orientation à substituer une partie des enseignements en présentiel par des supports numériques et un accompagnement à distance, tel que souhaités par notre ministère. Nous devons en effet garder le lien pédagogique avec nos étudiants, les rassurer, par notre présence même virtuelle, les inciter à travailler, les préparer, les mettre dans l’air des temps modernes, en les habituant, à de nouvelles techniques. Mission accomplie, l’EAD a beaucoup gagné en acceptabilité, puisque du point de vue de sa substitution partielle, les taux ont progressé, et même totale les rejets et refus ont régressé. Pari gagné ?

6-    Malgré les progrès si rapidement constatés, des mises à niveau, et toutes formes de stages, formation continue, impliquant toutes les parties prenantes, doivent être programmées, tout au long de l’année,  devant leur permettre d’acquérir les compétences requises pour la maîtrise des  technologies numériques

7-    Le dispositif mis en place par le biais de l’université virtuelle, à savoir l’UVT, semble confirmer, une orientation du gouvernement vers l’introduction de cet outil depuis des années. L’UVT a certes proposé toutes sortes d’outils, en mettant à la disposition de tous les enseignants, toutes les compétences acquises, par ses enseignants, pour leur assurer la formation nécessaire. L’évaluation du dispositif semble être une étape préalable nécessaire cruciale à la mise en marche de l’EAD, des études dans ce sens devraient être ordonnées par le ministère pour fournir des réponses mesurables à cette interrogation. Toutefois, une évolution positive en faveur du dispositif UVT, qui a su gérer la demande croissante, en formation, capacité, disponibilité et qui semble s’en être suffisamment bien sorti, puisque la plateforme Moodle de l’UVT, a occupé les premières places pour les questions relatives à la capacité d’adaptation liée à l’utilisation du dispositif disponible, et de la qualité de ce dispositif de l’EAD (outils, supports, plateformes), volet XI  

8-    Par ailleurs, les enseignants universitaires, qui ont dû se former de manière personnelle, ou ayant eu pour une grande part une formation accélérée par le biais de l4UVT, qui a mis à leur disposition un véritable arsenal, et nommé par établissement des responsables ou correspondants a permis la découverte et l’acquisition d’un certain apprentissage malgré les difficultés liées aux problèmes de formation, d’apprentissage, semblent avoir jugé d’accès plus commodes les applications telle que Zoom, Google meet, et c’est surtout Moodle UVT, qui a fait un bond spectaculaire, en se classant parmi les premières plateformes. Aujourd’hui aussi, bien les enseignants universitaires que les étudiants, approuvent pour la plupart d’entre eux l’utilité de l’intégration de ce nouvel outil.  .

9-    Du point de vue de son aspect socio-économique, les personnes interrogées sont moins   persuadées que les étudiants qui pour une raison ou une autre n’ont pas pu accéder à cet outil, seront désavantagés par rapport à ceux qui ont eu la chance d’en profiter, une attention particulière, est nécessaire, pour voler au secours de ces étudiants, par la création de ligues autour du slogan «  Un ordinateur pour chaque étudiants ». Pour ce faire, les fournisseurs de matériel informatique doivent être saisis, pour passer des conventions, d’exclusivité et donc pour accorder des prix de faveur. Toutefois, les mesures prises par le MES, pour faciliter l’accès aux plateformes, les énormes efforts déployés par l’UVT, ainsi que l’intervention de certaines universités, semblent avoir profité à une perception plus favorable, au regard de la question de l’équité, qui a cessé de soulever la polémique, pour profiter, à une plus grande mesure, et justesse, au bénéfice de questions pédagogiques, et d’acquis et compétences scientifiques.

10-           Des problèmes techniques logistiques, pédagogique sécuritaires ou d’ordre matériel restent à régler tels que les problèmes de connexion, qui rendent l’accès et l’interactivité difficiles, des problèmes matériels, voire géographique. Pour cette raison, le Ministère doit multiplier ses interventions auprès des opérateurs pour assurer la gratuité, ou du moins des prix préférentiels pour le milieu universitaire toujours dans le cadre de nouvelles conventions

11-           L’EAD est de plus en plus intégré, avec cette nouvelle expérience les enseignants et les étudiants semblent s’être familiarisés, voire apprécié l’outil, comme alternative pédagogique, répondant notamment à des soucis de qualité posés par l’enseignement traditionnel, telles la rapidité et la commodité, qui plaident en faveur de l’EAD, pour les critères liés à l’efficacité ;le coût , la rentabilité, l’  des exigences en matière de sécurité de mise en place des équipements, logistique, matériel, nécessaires

CONCLUSION

 

Pour conclure nous dirons que, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, a pris la décision de recourir à l’EAD, cette dernière n’ayant pas été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, mais avec une bonne dose de bonne volonté , de rigueur, de la part de toutes les universités, dont les conseils se sont impliqués corps et âme, pour faire de cette expérience une réussite.

Les Conseils Scientifiques de toutes les universités, et tout le corps enseignant ont fait preuve, voire ont rivalisé d’ingéniosité, les enseignants universitaires ont travaillé d’arrache pieds, pour mener le bateau à bon port. Il est clair, que les décisions émanant de tous ces conseils ont veillé à prendre en compte tous les aspects, pédagogiques, matériels, techniques, socio-économiques, voire géographiques, et citoyens

La décision, du Ministère de l’Enseignement Supérieur, ayant été appréhendée surtout du point de vue de l’urgence, car une telle démarche aurait retardé le démarrage des cours en ligne, d’où une très forte baisse des personnes qui avaient souhaité que cette décision, soit plus participative.

Les craintes en rapport avec les examens, ont été atténuées par les diverses mesures sécuritaires et pédagogiques prises à l’échelle de toutes les universités, et qui laissent présager, un dénouement, souhaitable de l’expérience et de l’année universitaire.